Le laboratoire pharmaceutique Sanofi procède à l’inauguration d’une nouvelle unité de production sur son site normand du Trait, en Seine-Maritime. Cet investissement de 50 millions d’euros augmentera la capacité de 40% pour les anticorps monoclonaux dès 2028. Le nouveau bâtiment a déjà reçu l’approbation des autorités sanitaires européennes et devrait devenir opérationnel en 2026.
L’établissement du Trait, situé près de Rouen, remplit des médicaments en seringues destinés à 44 pays. Il produit des vaccins, notamment contre la fièvre typhoïde, ainsi que trois anticorps monoclonaux : Praluent, Kevzara et Dupixent. Le site représente 40% de la production mondiale du groupe, confirmant l’importance stratégique de la Normandie dans les opérations de Sanofi.
Cette expansion s’inscrit dans la volonté de Sanofi de devenir leader en immunologie et vaccins. Le groupe concentre actuellement un quart de ses 80000 collaborateurs en France, 30% de ses dépenses mondiales en recherche et développement, et près de 40% de sa fabrication globale. Les produits innovants requièrent des procédés de fabrication plus sophistiqués et des volumes réduits à forte valeur ajoutée.
Dupixent, développé conjointement avec la société américaine Regeneron, demeure le produit phare de Sanofi. Lancé en 2017 pour la dermatite atopique, il traite maintenant huit autres maladies liées à des dysfonctionnements immunitaires, du psoriasis à l’asthme. Les ventes ont dépassé 13 milliards d’euros en 2024 et représentent environ un tiers du chiffre d’affaires du groupe.
Plus de la moitié de la production de Dupixent provient du site du Trait, qui emploie plus de mille collaborateurs. Le reste provient de l’usine irlandaise de Waterford. La protection par brevet s’étend jusqu’en 2031. L’augmentation de production du Dupixent compensera le déclin du Lovenox, un anticoagulant traditionnel fabriqué en Normandie depuis longtemps, dont les ventes reculent face à la concurrence chinoise.











