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Une enquête pour apologie de viol vise l’influenceur masculiniste connu sous le nom de Paffman

L’influenceur masculiniste connu sous le pseudonyme «Paffman» se retrouve au centre d’une tempête judiciaire après la publication d’une vidéo controversée fin août. Dans ce contenu diffusé sur TikTok, il a explicitement reconnu avoir ignoré à vingt reprises les refus de sa compagne d’avoir une relation sexuelle. Cette déclaration a immédiatement suscité l’indignation et déclenché une réaction rapide des autorités.

Le parquet de Lille a confirmé mardi soir l’ouverture d’une enquête pour apologie de viol. L’affaire a été portée à la connaissance de la justice à la suite d’un signalement officiel, transmis le 25 août par le doyen de la Faculté des Sciences juridiques, politiques et sociales de Lille, où étudie l’influenceur. Selon l’article 40 du code de procédure pénale, tout officier public ayant connaissance d’un crime ou d’un délit doit en informer sans délai les autorités compétentes.

Au moment des faits, «Paffman» comptait près de 60 000 abonnés sur TikTok. La vidéo incriminée, largement relayée, a provoqué une onde de choc dans la communauté numérique et au-delà. La gravité des propos tenus a accéléré la mobilisation des institutions et des responsables politiques.

Lutte contre la culture du viol et réaction politique immédiate

Mardi, la ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, a annoncé avoir effectué un nouveau signalement. Elle a déclaré sur X : «Il faut mettre un terme à la culture du viol. La loi a changé, la culture doit changer», en réaction à l’émission Sept à Huit consacrée à l’influenceur. La ministre insiste sur l’urgence d’un changement profond des mentalités.

L’affaire a également eu des répercussions directes sur la présence numérique de «Paffman». Son compte TikTok, encore accessible mardi, était signalé comme «banni» dès le lendemain matin. L’apologie de viol constitue un délit sévèrement puni, passible de cinq ans d’emprisonnement et d’une amende de 45 000 euros.

Enquête judiciaire, réseaux sociaux et responsabilité pénale

La procédure judiciaire ouverte à Lille s’inscrit dans un contexte où la responsabilité des influenceurs sur les réseaux sociaux est de plus en plus scrutée. Les propos tenus publiquement engagent désormais leurs auteurs devant la loi, surtout lorsqu’ils touchent à des sujets aussi sensibles que les violences sexuelles.

Le signalement émanant d’une autorité universitaire souligne la vigilance accrue du monde académique face à la diffusion de messages potentiellement criminels. La justice devra déterminer si les faits relèvent effectivement de l’apologie de crime ou de délit, comme le prévoit le cadre légal.

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