Une opération policière coordonnée a permis l’interpellation de vingt suspects dans plusieurs régions françaises, soupçonnés d’avoir commandé des objets illicites sur des plateformes de commerce en ligne. Ces plateformes, Shein et AliExpress, auraient servi de vecteur pour des acquisitions criminelles. L’enquête, pilotée par le parquet de Paris et menée par soixante enquêteurs, s’est déroulée sur plusieurs jours avant de dévoiler l’ampleur du réseau.
Parmi les personnes arrêtées figurait un habitant de Seine-Maritime âgé de quarante-quatre ans, interpellé à son domicile de Saint-Etienne-du-Rouvray. Cet homme présentait un profil surprenant : bien qu’il ait un antécédent judiciaire pour vol, aucun casier ne mentionnait des infractions à caractère sexuel avant cette opération. Son interrogatoire initial l’a conduit à justifier son achat par un sentiment de solitude, affirmant avoir détruit l’objet après utilisation.
L’exploitation ultérieure de son équipement informatique a révélé des preuves substantielles d’actes criminels beaucoup plus graves. Les enquêteurs ont découvert plusieurs enregistrements vidéo datant de 2024 documentant des violences sexuelles perpétrées contre une femme majeure et plusieurs enfants. Ces découvertes ont transformé radicalement l’orientation des poursuites, justifiant une seconde période de garde à vue et l’élargissement des accusations.
Les suspects interpellés présentaient une large gamme d’âges, allant de légèrement plus de vingt ans à près de soixante-dix ans. Des antécédents judiciaires signalaient que environ un tiers de ce groupe était déjà connu pour des comportements délictueux d’ordre sexuel. Au minimum six individus possédaient des casiers documentant des consultations d’images pédopornographiques ou des agressions sexuelles envers des mineurs, indiquant un problème récurrent dans cet ensemble de suspects.
Les accusations retenues contre le suspect de Seine-Maritime se sont multipliées suite aux révélations informatiques. Les chefs incluaient viol, agression sexuelle, production et détention de matériel pédopornographique. Son présentation devant les autorités judiciaires était prévue pour examiner une demande de détention préventive en attente de l’ouverture d’une instruction judiciaire formelle.











