Face à une situation sanitaire qui s’est dégradée subitement, le gouvernement a étendu les zones où la vaccination devient obligatoire en Occitanie. Simultanément, l’abattage d’un troupeau de deux cents bovins a commencé dans une exploitation ariégeoise où la dermatose nodulaire a été identifiée.
Pendant deux jours, les agriculteurs mobilisés ont tenté d’empêcher l’euthanasie du bétail. Les services vétérinaires ont finalement pu accéder à l’étable, protégés par des gendarmes qui ont dispersé des centaines de protestataires jeudi en fin de soirée.
À partir de dix heures trente, les premiers animaux ont été chargés dans des camions. Le déblocage de la ferme des Bordes-sur-Arize, dont l’entrée était barricadée par des engins agricoles et du bois, s’est accompagné de tensions entre les autorités et les manifestants, composés principalement d’exploitants de la Coordination rurale et de la Confédération paysanne.
Quatre individus ont été appréhendés vendredi soir lors de l’intervention pour reprendre la maîtrise du site. Un seul demeurait en détention le lendemain matin selon le parquet local. Le ministre de l’Intérieur a justifié l’action en affirmant qu’il s’agissait d’éviter la propagation d’une maladie dévastatrice pour l’élevage.
Le gouvernement maintient son approche initiale : abattre tous les animaux des foyers contaminés, limiter les déplacements de troupeaux et vacciner d’urgence les bovins de la région touchée. Les détracteurs de cette stratégie, appuyés par les syndicats agricoles, la qualifient de inefficace et injuste, réclamant plutôt une vaccination préventive plus générale.











