France

La présidente de la délégation aux droits des enfants dénonce une tondeuse utilisée sur un enfant dans un foyer parisien

Une situation révoltante a été mise au jour dans un établissement d’accueil pour enfants du 13e arrondissement parisien. Un enfant de 8 ans a subi un rasage forcé comme punition de la part de ses éducateurs. Des images filmées attestent de cette pratique, diffusées par la suite sur une application de messagerie. L’incident s’est déroulé en février, mais n’a reçu une attention officielle que plusieurs mois après, lorsque l’avocat de la famille a saisi la juge compétente en septembre. L’éducatrice responsable a finalement été suspendue de ses fonctions.

Les autorités politiques dénoncent un retard inacceptable dans les sanctions. Perrine Goulet, élue du Modem et présidente de la délégation parlementaire pour les droits de l’enfant, qualifie ces actes de faute professionnelle extrêmement grave. Elle souligne que plusieurs mois se sont écoulés avant que des mesures disciplinaires soient appliquées, ce qu’elle juge anormal et inadmissible.

Selon l’élue, ce dossier révèle un problème structurel plus vaste : la parole des enfants n’est pas valorisée suffisamment dans le système judiciaire. Elle affirme qu’il est généralement exigé que l’enfant fournisse des preuves pour que sa plainte soit prise en considération. Elle propose comme solution l’attribution systématique d’un défenseur juridique pour chaque mineur placé sous la responsabilité de l’aide sociale.

Goulet insiste sur la nécessité de réformer profondément les politiques nationales concernant les enfants. Elle constate l’absence d’une stratégie cohérente de prévention et de protection. Elle préconise la création d’une instance de coordination entre l’État et les collectivités territoriales, accompagnée de la mise en place de conseils régionaux spécialisés dans la sauvegarde de l’enfance.

Elle met l’accent sur la responsabilité collective envers les générations futures. Pour que les enfants se développent correctement et deviennent des citoyens responsables, elle affirme que chacun doit les considérer globalement. Elle appelle à une mobilisation des différents secteurs publics incluant l’enseignement, la santé, le système judiciaire et l’administration départementale. Elle regrette également que la gouvernance nationale ne dispose pas d’une instance ministérielle dédiée exclusivement aux enjeux de l’enfance.

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