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Les voleurs du Louvre ont échappé à l’arrestation de seulement trente secondes d’après l’enquête administrative menée

Mercredi, le Sénat a entendu les deux responsables de l’enquête administrative lancée suite au vol survenu au Louvre le 19 octobre. Cette audition a permis de révéler des détails troublants sur les circonstances du cambriolage et les défaillances de sécurité du musée.

Le vol aurait pu être évité à quelques secondes près, selon Noël Corbin, directeur de l’Inspection générale des affaires culturelles. Les agents de sécurité ou les policiers disposaient d’un délai extrêmement court pour intervenir et arrêter les malfaiteurs. Cette conclusion souligne également un problème majeur : la transmission des rapports de sécurité n’a pas fonctionné correctement au sein de l’établissement.

Pascal Mignerey, rapporteur de l’enquête, a précisé que les caméras extérieures avaient enregistré l’intégralité de l’opération criminelle. Les images montraient l’arrivée des voleurs, le positionnement de la plate-forme élévatrice, l’ascension jusqu’au balcon et leur fuite précipitée. Cependant, personne ne surveillait ces vidéos en temps réel, et quand un agent a finalement activé les enregistrements, les malfaiteurs avaient déjà quitté la galerie d’Apollon où reposaient les joyaux de la Couronne.

Laurent Lafon, président de la commission sénatoriale, a souligné que l’institution et sa tutelle avaient gravement négligé les enjeux de sûreté bien avant le vol. Il a insisté sur le fait que cet incident ne résultait pas du hasard, mais de choix délibérés de ne pas renforcer la protection. Toutes les vulnérabilités identifiées au cours d’enquêtes antérieures avaient déjà été documentées.

En amont, Rachida Dati avait annoncé des mesures d’urgence incluant l’installation de systèmes anti-intrusion aux accès du bâtiment et de ses alentours. Le conseil d’administration du Louvre a approuvé ces dispositions, bien que l’absence d’embauches supplémentaires ait provoqué l’insatisfaction des organisations syndicales.

Les travaux sénatiaux se poursuivront la semaine suivante. Jean-Luc Martinez, ancien directeur du musée pendant la période 2013-2021, sera interrogé pour la première fois. Ses déclarations sont particulièrement attendues puisque des audits alarmants concernant la sécurité ont été conduits durant son mandat. Laurence des Cars, l’actuelle présidente, comparaîtra également devant les parlementaires.

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