Une affaire de disparition conjugale se conclut par un renvoi en cour d’assises. Frédéric Mellet comparaîtra pour meurtre par conjoint, sans avoir contesté la décision rendue en novembre. Le ressortissant de l’Yonne n’a pas interjeté appel dans le délai imparti de dix jours. Son jugement est prévu entre dix-huit et vingt-quatre mois.
Chantal Mellet, cinquante-quatre ans, s’est volatilisée le deux juillet deux mille vingt depuis Joigny. Ensemble, elle et son mari exploitaient une élevage de chèvres. Elle a disparu en abandonnant tous ses biens, sans trace de ses mouvements ultérieurs. Aucun élément n’a émergé des recherches menées dans les étendues d’eau environnantes par les forces de gendarmerie dijonnaises.
La mise en examen intervient deux ans plus tard, en mai deux mille vingt-deux. Frédéric Mellet est arrêté et incarcéré provisoirement, bien qu’il réfute les accusations portées contre lui. L’inculpé demeure détenu pendant vingt-six mois, traversant une période d’emprisonnement prolongée avant d’obtenir sa libération.
Une libération conditionnelle précède le procès aux assises. Le septième août deux mille vingt-quatre, Frédéric Mellet retrouve la liberté, soumis néanmoins à un régime de contrôle judiciaire strict. Il affrontera la juridiction criminelle sans contrainte carcérale préalable au jugement.











