La cour criminelle d’Indre-et-Loire a rendu son verdict vendredi contre un homme reconnu coupable de crimes particulièrement graves. Condamné à onze ans de prison, ce dernier avait perpétré des actes répréhensibles sur une longue période. Son défenseur avait tenté une stratégie de défense fondée sur une conception personnelle du consentement, qualification jugée insuffisante par les magistrats.
Durant cinq années de mariage, cet individu a systématiquement drogué son ex-épouse en versant des somnifères dans ses repas. Les repas contenaient du Zopiclone, un puissant sédatif, qui provoquait chez la victime une perte totale de conscience. Une fois endormie, il commettait des viols répétés. Les motifs invoqués lors du procès pointaient une frustration sexuelle et une perception erronée du consentement mutuel.
Au-delà de son ex-femme, trois autres personnes de son entourage ont déposé plainte pour des faits similaires. Cependant, concernant ces autres victimes, le tribunal n’a pas retenu l’accusation de soumission chimique faute de preuves suffisantes. Les charges se sont donc concentrées principalement sur les violences commises contre l’ancienne épouse.
La gravité des faits a été reconnue lors de l’audience. L’accusé encourrait jusqu’à vingt ans de réclusion criminelle selon la législation applicable. Le tribunal a finalement imposé une peine de onze ans d’emprisonnement pour sanctionner ces agissements graves et délibérés.
Ayant déjà purgé une année de détention provisoire, le condamné devra retourner en prison pour exécuter le reste de sa peine. Cette décision de justice marque la reconnaissance du caractère répréhensible de la soumission chimique comme préalable à des agressions sexuelles.











