Le gouvernement français affronte une montée de tensions avec le secteur agricole alors que s’engage une phase cruciale pour l’adoption du budget 2026 au Parlement. Des éleveurs exaspérés s’opposent aux protocoles d’abattage destinés à combattre la dermatose nodulaire contagieuse, une maladie animale qui a ressurgi en décembre dans les régions montagneuses après six mois d’absence.
L’épidémie a été initialement détectée en Savoie en juin 2025. Son réapparition début décembre dans l’Ariège et les Hautes-Pyrénées ravive les craintes d’une mobilisation agricole massive. Certaines organisations syndicales appellent à la protestation, remémorant les blocages de début 2024 qui ont paralysé le pays et fortement perturbé l’économie française.
Le contexte politique amplifie cette fragilité. Simultanément, les États membres de l’Union européenne doivent voter entre le 16 et le 19 décembre sur un accord commercial avec le Mercosur. Les producteurs français s’y opposent résolument, voyant cet accord comme une menace pour leur secteur. Cette convergence de crises pourrait créer un environnement explosif.
Des affrontements ont éclaté vendredi 12 décembre dans une ferme ariégeoise. Les autorités ont tenté l’abattage d’un troupeau de 208 bovins selon le protocole européen, bien qu’un seul animal soit porteur du virus. Cette application stricte des règles divise profondément les éleveurs qui remettent en cause la proportionnalité de ces mesures d’éradication.
La ministre de l’Agriculture affirme que la stratégie d’abattage fonctionne efficacement. Elle souligne que les régions Rhône-Alpes ont maîtrisé la maladie grâce à ces protocoles rigoureux appliqués sans entorse depuis le premier foyer détecté six mois auparavant.











