Une vidéo captée dimanche aux Folies-Bergère suscite une vive réaction. Brigitte Macron a insulté des militantes féministes du collectif #NousToutes qui perturbaient un spectacle. L’indignation persiste fortement parmi les milieux féministes et progressistes quarante-huit heures après la diffusion de cet enregistrement devenu viral.
Les réseaux sociaux amplifient rapidement le phénomène. Plusieurs actrices expriment leur solidarité en ligne, adoptant le hashtag #JeSuisUneSaleConne. Judith Godrèche, Marion Cotillard, Camélia Jordana rejoignent ce mouvement de soutien. Des artistes comme Clara Luciani, Angèle et la réalisatrice Andréa Bescond manifestent également leur appui aux militantes du mouvement féministe.
Le gouvernement défend la position de l’épouse du président. La porte-parole officielle Maud Bregeon affirme que Brigitte Macron s’est exprimée spontanément dans un contexte privé. Elle demande de laisser la première dame en paix, bien que la presse internationale ait largement relayé ces déclarations. Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, adopte un ton plus nuancé en jugeant le langage employé indigne des activistes porteurs d’une cause juste.
L’entourage de Brigitte Macron prétend que ses paroles critiquaient uniquement les méthodes radicales des manifestantes. Le collectif Grève féministe contredit cette interprétation. Ces propos légitiment la haine envers les féministes, déclare ce groupe, qui subit déjà du cyberharcèlement et des menaces. Soixante associations demandent des excuses publiques et une condamnation claire des violences sexistes.
Ce contexte rappelle un précédent embarrassant. En décembre 2023, Emmanuel Macron avait soutenu Gérard Depardieu face à des accusations de viols, qualifiant ces plaintes d’infondées. L’acteur a depuis été condamné pour agressions sexuelles. Les féministes avaient alors dénoncé un affront aux victimes de violences.











