La dermatose nodulaire contagieuse (DNC) continue de se propager sur le territoire français. Un foyer de la maladie a été détecté dans une estive située à l’est du département de l’Ain, a fait savoir la préfecture dimanche 24 août. Ce cas, le premier dans ce département, intervient après la découverte de foyers en Savoie à la fin du mois de juin.
Pour contenir la progression de la DNC à d’autres élevages, les autorités locales ont mis en place des mesures strictes. « Afin d’éviter la propagation de la maladie à d’autres animaux, la préfète de l’Ain a pris des mesures immédiates, en particulier le renforcement de la surveillance et de l’interdiction des mouvements des bovins présents dans l’alpage. L’ensemble des bovins appartenant au foyer contaminé devront être abattus dans les prochains jours », précise le communiqué officiel.
La maladie touche principalement les bovins, zébus et buffles, mais n’affecte pas les ovins, caprins ni d’autres espèces animales. La DNC n’est pas transmissible à l’homme, ce qui écarte tout risque sanitaire pour la population humaine. Elle cause néanmoins d’importantes pertes de production dans les élevages concernés.
Selon la préfecture, « la dermatose nodulaire contagieuse est fortement préjudiciable à la santé des bovins et conduit à des pertes de production importantes. L’objectif est donc l’éradication totale et rapide de la maladie ». Les animaux contaminés seront donc abattus pour tenter de stopper l’épidémie.
Les éleveurs touchés par cette mesure ne seront pas laissés sans soutien. « Un accompagnement humain et psychologique est mis en place en lien avec la chambre d’agriculture pour les éleveurs touchés par le dépeuplement », a précisé la préfecture, ajoutant que ces derniers « seront indemnisés financièrement par l’État ».
Depuis la fin juin, les autorités ont recensé 74 foyers de DNC dans 39 élevages situés en Savoie et en Haute-Savoie. Face à cette situation, une vaste campagne de vaccination a été lancée dès le 18 juillet dans ces départements ainsi que dans les zones limitrophes, notamment l’Ain et l’Isère.
À la mi-août, plus de 70 % des 310 000 bovins concernés avaient déjà reçu le vaccin contre la dermatose nodulaire contagieuse, selon les informations communiquées. Les autorités espèrent ainsi freiner la propagation de la maladie et protéger les élevages encore épargnés.
La situation reste sous haute surveillance. Les services vétérinaires et les autorités préfectorales poursuivent leurs efforts de contrôle et de prévention dans les zones à risque, afin d’éviter une extension de l’épizootie à d’autres régions du pays.




