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Jean-Marc Kabund demande à Félix Tshisekedi d’ouvrir un dialogue inclusif en RDC

L’opposant congolais Jean-Marc Kabund, récemment libéré après plus de deux ans à la prison de Makala, a pris la parole lors d’une conférence de presse tenue le 4 novembre 2025 à Kinshasa. Ancien allié du président Félix Tshisekedi, Kabund a dressé un constat alarmant de la situation nationale, dénonçant une crise multidimensionnelle sans précédent.

« La RDC traverse l’une des périodes les plus sombres de son histoire », a-t-il affirmé d’emblée. Selon lui, le pays s’enlise dans une spirale de dérives politiques, morales, économiques et institutionnelles. Face à ce tableau sombre, il a insisté sur la nécessité d’un sursaut collectif et d’une réponse politique à la hauteur des enjeux.

Kabund a lancé un nouvel appel direct à Félix Tshisekedi, exigeant l’ouverture immédiate d’un dialogue inclusif. Il a précisé que cette concertation doit réunir « l’ensemble des forces vives et des acteurs armés », condition sine qua non pour éviter l’escalade et restaurer la confiance nationale.

Dialogue inclusif en RDC : une urgence sécuritaire et politique

Pour Kabund, la gestion actuelle de la crise sécuritaire est vouée à l’échec. Il a fustigé les réponses militaires improvisées et la diplomatie de façade, estimant qu’elles ne font qu’aggraver la situation. « On ne met pas fin à une guerre en se contentant de condamner. On ne restaure pas la paix en multipliant les voyages et les promesses sur des podiums », a-t-il martelé.

L’opposant a ainsi présenté le dialogue inclusif comme la seule issue crédible. Il a souligné : « Le dialogue national inclusif n’est pas une option, mais un impératif catégorique ». Kabund a mis en garde contre l’entêtement du chef de l’État, qu’il accuse de privilégier une stratégie de conservation du pouvoir au détriment de l’intérêt national.

Crise institutionnelle et menaces sur la stabilité politique

Kabund a dénoncé ce qu’il considère comme une manœuvre cynique visant à prolonger le mandat présidentiel au-delà de la limite constitutionnelle, évoquant la possibilité d’un « glissement » ou d’un troisième mandat. Il a déclaré : « Nous ne considérons pas le refus obstiné de monsieur Tshisekedi Félix comme un acte de patriotisme. Mais par contre, c’est une erreur grave qui caractérise une stratégie cynique consistant à conserver le pouvoir au-delà de son second et dernier mandat, par un glissement à défaut d’un troisième mandat. »

Face à l’absence de réponse, Kabund a averti que des actions pacifiques seront initiées dans les semaines à venir pour forcer la tenue de ce dialogue. Il a conclu sans ambiguïté : « C’est ainsi que nous demandons à Monsieur Tshisekedi Félix de convoquer sans tergiverser le dialogue si cela n’est pas fait dans un bref délai. Nous allons lancer dans les semaines à venir une série d’actions pacifiques jusqu’à la convocation du dialogue, avant qu’il ne soit trop tard. »

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